Rencontre sur l’aide médicale à mourir

Le mercredi 11 septembre 2024, l’AQDR Outaouais a tenu une rencontre sur l’aide médicale à mourir au centre diocésain à Gatineau avec M. Luc Thériault, député du Bloc Québécois à la Chambre des communes.La rencontre avait pour but de présenter les aspects historiques, éthiques et législatifs de l’aide médicale à mourir (AMD) et d’informer les personnes présentes du dépôt du projet de loi C-390 Loi modifiant le Code criminel (régime provincial d’aide médicale à mourir). M. Thériault a d’abord défini l’aide médicale à mourir en expliquant son cadre législatif actuel, en particulier, les lois en vigueur au Québec et au Canada. Il a insisté sur le fait que l’aide médicale à mourir fait partie des soins palliatifs et que la personne a le libre choix d’opter ou non pour un soin de vie de fin de vie.Les participants ont pu poser des questions à M. Thériault. Les questions ont couvert des sujets tels que les procédures de demande d’aide médicale à mourir, les critères d’éligibilité et les préoccupations éthiques des soignants tout comme des patients. M. Thériault a expliqué que le projet de loi C-390 a pour plus de modifier le Code criminel et de déclarer qu’un médecin ou un infirmier praticien ne commet pas d’acte criminel en fournissant l’aide médicale à mourir en conformité avec le régime provincial d’aide médicale à mourir. En fait, l’adoption de ce projet de loi vient rassurer les professionnels de la santé qu’ils ne seront pas poursuivis par un tiers ou par un officier de justice s’ils administrent l’aide médicale à mourir. M. Thériault a conclu en soulignant l’importance d’une approche équilibrée qui prend en compte les droits des patients de mourir dans la dignité tout en respectant les valeurs et les préoccupations des familles et des professionnels de la santé.La rencontre a permis d’éclaircir plusieurs aspects de la politique actuelle sur l’aide médicale à mourir et sur l’importance de mettre de l’avant le libre choix des personnes quant à leur fin de vie.